mardi, juin 13, 2006

Développement d’amour



Développement d’amour

Elle m’écrivait à cette date inoubliable
Je lui répondais à ce jour incontestable.

Elle me parlait de son admiration envers moi
Je lui écrivais de mon amour envers elle.

Elle m’aimait sans me dire « je t’aime »
Je l’aimais aussi sans lui avouer cet amour.

L’amour avait commencé par jouer ensemble
L’amour avait commencé par des rigolos en classe.

Nous avons continué par la rédige des lettres
Des lettres pour se faire connaître.

Nous avons terminé par s’aimer
S’aimer afin de s’embrasser.

Allons-nous se marier bientôt?
Allons-nous faire une famille ensemble?

Questions qui restent dans la confusion
Réponses que nous trouverons ensemble.


Symphorien de Thomas HAKIZIMANA
Le développement d’amour: version1
(Depuis le 16 juin 2001 jusqu’au 30 mars 2005)

mardi, avril 18, 2006

La patience me tue.



Moi,
L’homme qui a attendu sans cesser
Dans cette illimitée surface effacée
Pour lécher cette grande valeur
Qui n’a aucun petit honneur.

Moi,
L'humain qui a souffert sans air
Car je patientais à cette immense aire
Qui n’a plus de certaine guérison,
Sauf celui de la comparaison.

Moi,
Le bon qui a respecté l’horaire
Car je me suis présenté à l’heure
De cette journée de malchance
Qui m’a fait endurer dans mes anses.

Moi,
L’hominien qui est sensé à deux oculaires
Qui sont toujours en circulaire,
En regardant partout d’où tu viens
Car mes rétines fonctionnent bien.

Moi,
Le bienveillant qui peut faire des erreurs
Car j’avais de l’émouvante douleur
Ma vivacité n’était plus courageuse
Car la patience ne la rend pas heureuse.

Symphorien HAKIZIMANA
~La patience me tue ~
Sherbrooke, matin du 26 juillet 2005

LE LAC.


Ainsi, toujours poussés vers des nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportée sans retour
Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des anges
Jeter l’ancre un seul jour ?

O lac, l’année à peine a fini sa carrière
Et près des flots chéris qu’elle devait revoir ;
Regarde! Je viens seul m’asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s’asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés
Ainsi le vent j’étais l’écume de tes ondes.
Sur ces pieds odorat

Un soir t’en souvient-il ? Nous voguions en silence.
On entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos :
Le flot fut attentif, et la voix qui mes chères
Laisser tomber ces mots.

“ O temps ! Suspends ton vol, et vos heures propices
Suspendez votre cours.
Laissez-nous savourez les rapides délices
De plus beaux de nos jours.

Assez de malheureux ici bas vous implore
Coulez, coulez pour eux.
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent
Oubliez les heureux !

Mais je demande en vain quelques moments encore
Le temps m’échappe et fuit,
Je dis à cette nuit : “soit plus lente” et l’aurore
Va dissiper la nuit.

Aimons donc, aimons donc de l’heure fugitive
Hâtons-nous, jouissons ?
L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive
Il écoule et nous passons ? ”

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d’ivresse
Où l’amour à long flots nous verse le bonheur
S’envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheurs.

Et quoi ! N’en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! Passés pour jamais ! Quoi ! Tout entier perdu !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous le rendrons plus.

Éternité, néant, passé, sombres abîmes
Que faites-vous des jours que vous engloutissez
Parlez, nous rendrez-vous ces extases sublimes !
Que vous vous ravissez ?

O Lac ! Rochers muets ! Grottes ! Forêt obscure !
Vous que le temps épargne ou qu’il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature.
Au moins les souvenirs !

Qu’il soit dans ton repas, qu’il soit dans tes orages
Beau lac, et dans l’aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noires Sapin, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux !

Qu’il soit dans le Zéphyr qui frémit et qui passe
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l’astre au front d’argent qui blanchit ta surface
De ces molles clartés !

Que le vent qui gémit, le roseau qui respire
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce que l’on voit ou respire
Tout dise ”ils ont aimé ! ”

Les méditation poétique :Alphonse Lamartime.
(adapté par Symphorien Hakizimana)

jeudi, avril 06, 2006

Quand je serai mort

Quand je serai mort,
Mon corps sera inanimé,
Mon âme sera emportée,
Mes yeux ne bougeront plus.

Quand je serai mort,
Ma maison sera fermée,
Ma chambre sera tranquille,
Mes voisins seront étonnés.

Quand je serai mort,
Il n'y aura plus des feuilles,
Il n'y aura plus de verdoyante,
Il n y aura que des herbes séchées.

Quand je serai mort,
Il sera le soir sans soleil,
Il sera la nuit sans lune,
Il sera sombre sans lumière.


Quand je serai mort,
Je serai dans le noir,
Je serai peut-être ailleurs,
Je serai mort sans doute.

Quand je serai mort,
La plus part me dira adieu,
Les autres diront des sympathies,
Les restes ne diront rien, rien.

Quand je serai mort,
Il sera peut-être en automne,
Je dormirai sans se réveiller,
Je déménagerai sous la terre.

Symphorien HAKIZIMANA
(Sherbrooke, 14 février 2006)
[Pensée sur: Quand je serai mort!]